Pourquoi notre sel n'existe nulle part ailleurs

Il existe des milliers de sels dans le monde. Du sel de l'Himalaya, d'Hawaï, de Guérande ou encore d'Islande. Chacun est différent. Chacun porte en lui quelque chose d'irremplaçable : la signature de l'endroit dont il vient.
Ce n'est pas un hasard. Chaque sel est le reflet direct de sa géographie. La composition de l'eau, la température de l'air, le vent, la lumière, la façon dont l'eau s'évapore. Tout ça influence ce qui reste une fois que l'eau est partie. C'est vrai pour le vin, c'est vrai pour le fromage. Deux sels récoltés à la main, dans deux mers différentes, ne se ressembleront jamais vraiment. Ils auront chacun leur saveur, leur texture, leur façon de se poser sur un aliment.
Le nôtre vient des Îles de la Madeleine.
Un archipel où l'instinct marin n'est pas une métaphore : c'est une façon de vivre depuis des générations. L'air y est salin. La mer est partout. Et l'eau qui entoure ces îles a un caractère bien à elle : froide, pure, nordique. C'est cette eau-là que nous transformons en sel.
Nous sommes une famille de quatre. Nicole, Gérald, Élisabethe et Joëlle. On ne délègue pas la récolte. On ne sous-traite pas le processus. On récolte à la main et on transforme dans notre atelier artisanal, aux Îles de la Madeleine. Chaque flocon passe par nos mains et c'est un choix qu'on renouvelle consciemment à chaque saison.Chaque récolte a aussi son caractère propre. La météo, la température, la saison : tout ça joue un rôle.
La texture et le goût sont ce qui surprend le plus ceux qui le découvrent pour la première fois. Nos flocons sont à la fois délicats et croquants, ils fondent sur la langue tout en laissant cette légère résistance qui fait toute la différence sur un plat. C'est le résultat d'un équilibre naturel entre le temps, la température et le geste. Un équilibre qu'on ne peut pas reproduire ailleurs dans le monde, ou même au Québec, parce qu'ailleurs, l'eau et le savoir-faire ne sont pas les mêmes.
On produit en petites quantités. Pas pour créer une rareté, mais parce que c'est notre façon de faire un sel qui ressemble vraiment à l'endroit d’où il vient.
C'est pour ça qu'il n'existe nulle part ailleurs.
Un goût qui relève tout.
Crédit photo de couverture : Frederic Laroche / Le Clan











